Le flamboyant magique 2/7 - Sam rencontre Alizée

Podcast de l'émission La réunion lé laPar miniyogi_life

Podcast mis en ligne le 00:04:56
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    Deux jours après, Liya arriva dans sa belle maison à l’étang salé, sur la côte ouest de l’île, et commença à défaire ses bagages. Elle avait été très triste de dire au revoir à sa cousine la veille et ce fut très dur de se quitter. Elles se promirent de se faire des visios le plus souvent possible pour garder le lien entre cousines. 

    Il y en avait un qui avait hâte de sortir de sa valise, c’était bien Sam, le petit sapin ! Lui qui avait froid dans sa forêt de Savoie, imaginez comme il a du se sentir congelé dans la soute d’un avion, qui est toujours très fraîche. Heureusement que les poches de Liya étaient rembourrées de laine ! Mais là, il était en train de cuire comme un œuf ! Non seulement la chaleur était écrasante, mais encore emprisonné dans la poche du manteau, ça revenait à se sentir comme un rôti dans le four . 

    Liya sorti tous ses vêtements et les posa sur son lit. Sa maman devait venir chercher le linge pour le mettre à la machine à laver. Cela voulait dire que Sam n’avait pas beaucoup de temps pour sortir de sa poche et trouver un moyen d’aller dehors.

    - Liya ma chérie, le déjeuner est prêt ! En plus papa a ramené des samoussas tous chauds du marché ! appela la maman de Liya

    - J’arrive tout de suite maman !! Elle chuchota gaiement dans sa chambre : j’adore les samoussas et j’adore mon papa !! et elle sortit en courant de la chambre.

    - Et moi je n’ai aucune idée de ce qu’est un samoussa, mais je dois sortir de cette poche.

    Au prix d’un grand effort, Sam parvint à se hisser hors de la poche du manteau et se retrouva sur le lit de Liya, face à la fenêtre ouverte. Il pouvait sentir l’air marin lui chatouiller les épines mais surtout, surtout, il pouvait sentir la chaleur !!! Il avait enfin chaud, pour la première fois de sa vie, et c’était un sentiment presque magique . Vite, il devait trouver le moyen de sortir d’ici. Dans sa forêt, il y avait souvent un vent froid, il avait pu se laisser porter la dernière fois, mais là, pas l’ombre du vent, et d’ailleurs pas d’ombre du tout. 

    - A l’aide, à moi !! est-ce que quelqu’un m’entend, je cherche à joindre monsieur le vent ? Allo ?

    Pas de réponses. Il essaya à nouveau :

    - Bonjouuuuurrrr ! je suis nouveau ici et je voudrai appeler monsieur le vent ??? quelqu’un ??

    - Et salut toi ! lui répondit une petite voix. 

    Au début , il ne la vit pas tout de suite, mais ensuite, il vit une brise de vent légère, qui le regardait par la fenêtre !

    - Ha monsieur le vent, venez donc par ici svp, je dois sortir au plus vite avant de passer à la machine à la ver !

    - Hey, je ne suis pas un monsieur : je suis une fille !!! Je m’appelle Alizée

    - Oh pardon mademoiselle Alizee, est ce que vous pouvez m’aider et me porter sur votre dos pour aller dehors ?

    - Ha ca je ne sais pas, on ne se connait pas. Mais tu as une bonne tête, je crois même ne t’avoir vu qu’en photo ! Tu es un sapin n’est ce pas ? Que fais tu si loin de chez toi ?

    - J’ai quitté mon pays, j’avais trop froid. Je ne veux pas être un sapin de noël, je ne veux pas être un arbre d’hiver, moi je veux vivre au soleil !!

    - Combine ? lui demanda alizée ?

    - Mais je n’ai pas d’argent et..

    - Non combien de degré il fait chez toi ?

    - Quand je suis partie, il faisait 1 degré ?

    -  1 degré…. Ici ils ont froid quand je souffle un peu fort, et il ne fait que 20 degré en hiver …après il se plaignent, mettent des pulls, des chaussettes montantes, vraiment tout un cinéma….

    - Alizée, excusez moi de vous couper mais pouvez vous m’aider ? Sinon je finirai ma course dans la machine !!

    - Ho oui pardon mon chou, tu peux me tutoyer. Viens je t’emmène !

    Et dans une brise légère et chaude, il se mit à tournoyer et Alizée le transporta sur son dos. Quelle lumière dans les yeux, quel soleil… Sam n’aurait jamais pensé qu’il était toujours en France ! Tout était vert et coloré, comme Liya l’avait dit ! On pouvait sentir milles et uns parfums, c’était presque le plus beau jour de sa vie !

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